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Couverture vaccinale : peu beaucoup mieux faire ! L'actualité de la semaine

L’Institut de veille sanitaire (InVS) vient de réaliser et de publier un état des lieux de la couverture vaccinale en France. C’est une première et les résultats ne sont pas vraiment rassurants. Dans la plupart des cas, les objectifs de santé publique ne sont pas atteints. Ce sont les vaccinations obligatoires qui obtiennent les meilleurs scores. La couverture vaccinale des enfants est bien meilleure que celle des adultes. Quant aux professionnels de santé, ils ne montrent pas l’exemple pour ce qui est des vaccinations recommandées. Enfin, les experts de l’InVS soulignent qu’il « n’existe pas de système de recueil de données de routine des vaccinations chez l’adulte ».

 

En 2012, les objectifs de vaccination sont de 95 % pour toutes les vaccinations, sauf pour la grippe dont l’objectif est de 75 %. Ils ont été fixés par l’OMS et n’ont pas été fixés au hasard : ce sont les niveaux à atteindre pour rendre effectif l’arrêt de la transmission des maladies. Sur la base des données qu’ils ont pu rassembler, les experts de l’InVS jugent d’une manière générale que «les objectifs fixés par la loi de santé publique ne sont pas atteints pour la plupart des vaccinations ».

 

Si chez l’enfant les objectif sont plutôt respecté, chez l’adulte, tous les voyants sont au rouge. Ainsi, seulement 30 à 60 % d’entre eux sont à jour de leur rappel décennal DTP. Parmi les plus de 65 ans, la couverture vaccinale contre la grippe n’est plus que de 54 % alors qu’elle atteignait 63 % en 2009 ; chez les adultes souffrant de maladies chroniques, la protection antigrippale est inférieure à 50 %.

 

Quand aux professionnels de santé, la couverture vaccinale atteint 90 % pour les vaccins obligatoires. En revanche, seulement 50 % sont protégés contre la rougeole, 26 % contre la varicelle, 25 % contre la grippe et 11 % contre la coqueluche !

 

La Cour des comptes vient elle aussi, à la demande des sénateurs, de passer au crible la politique vaccinale de la France. Et les résultats de son enquête sont assez affligeants. La Cour identifie non seulement les failles de la couverture vaccinale comme l’InVS, mais aussi les contradictions de l’expertise, l’incohérence des prises en charge et les carences de la communication.

 

Le programme national qui vient de voir le jour en octobre dernier doit donc rectifier le tire. Il comprend une série d’axes stratégiques : simplifier le calendrier vaccinal, faciliter l’accès à la vaccination en s’appuyant sur les lieux de vie, inciter à la vaccination, améliorer le suivi et l’évaluation de la politique vaccinale ou encore conforter le continuum entre recherche publique et transformation industrielle sur les vaccins. Ces axes sont déclinés en objectifs opérationnels et en actions. Le programme couvre les années 2012-2017.

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