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Les Associations Intermédiaires en renfort des Ehpad 360°, L'actualité de la semaine

La crise sanitaire accentue les difficultés liées au manque d’effectifs dans les Ehpad. Pour y apporter des solutions, les ministres déléguées chargées de l’Insertion et de l’Autonomie, Brigitte Klinkert et Brigitte Bourguignon, facilitent la mise à disposition des personnels des Associations Intermédiaires (AI) auprès de ces établissements.

Les AI font partie des structures d’insertion par l’activité économique (SIAE) conventionnées par l’État. Elles accompagnent vers un emploi durable les personnes qui rencontrent des difficultés d’insertion professionnelle et sociale, à savoir les jeunes de moins de 26 ans en grande difficulté, les bénéficiaires de minima sociaux, les demandeurs d’emploi de longue durée, les travailleurs reconnus handicapés, etc. Les AI se chargent de les recruter puis de les mettre à disposition d’entreprises, d’associations, de collectivités locales ou de particuliers dans le cadre d’un contrat spécifique.

Actuellement, 700 structures emploient ainsi près de 60.000 salariés, notamment dans le domaine de l’aide à domicile et à la personne. Les ministres Brigitte Klinkert et Brigitte Bourguignon ont décidé d’apporter un soutien financier exceptionnel pour encourager leur collaboration avec les Ehpad. Depuis le 1er décembre 2020 et jusqu’au 28 février 2021, un système de bonification s’applique à chaque heure de mise à disposition effectuée par une AI en Ehpad.

Les salariés de ces structures d’insertion seront donc amenés à intervenir sur des activités de nettoyage et d’entretien des locaux, de restauration, d’entretien du linge ou des espaces verts, d’accueil… Ils pourront également proposer des services de conciergerie pour aider les personnels des Ehpad à gérer leur vie quotidienne dans cette période chargée (blanchisserie, courses, ménage à domicile, etc.).

Une formation courte permettra même à certains salariés des AI d’exercer des missions de brancardier ou d’aide-soignant. Ce partenariat vise ainsi, à plus long terme, à répondre durablement aux besoins de main-d’œuvre du secteur. Brigitte Bourguignon l’explique en ces termes : « Les associations intermédiaires trouvent tout à fait leur place dans l’éventail des solutions de “renfort RH” en Ehpad, c’est aussi une solution inclusive puisqu’elle permet à des demandeurs d’emploi de conforter leur orientation vers les métiers de l’aide à domicile et à la personne. »

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