En 2030, les premiers baby-boomers auront 85 ans et seront confrontés à la question de la dépendance. Quelles solutions d’hébergement s’offriront alors à eux ? Le Haut-commissariat au Plan et le cercle de réflexion Matières Grises a publié une étude pour anticiper le défi qui s’annonce.
Trois solutions au choix à faire évoluer
Selon cette étude, trois choix sont actuellement possibles pour les personnes âgées : rester chez soi, se trouver un « nouveau chez soi » ou vivre en EHPAD. Ils doivent évoluer pour répondre aux souhaits de la génération des baby-boomers.
D’abord, des « politiques publiques volontaristes et ambitieuses » sont attendues pour permettre à une majorité de personnes âgées de « vieillir à domicile », qu’elles soient autonomes ou dépendantes.
Pour certaines, l’accès un « autre chez soi » plus adapté au sein d’habitats alternatifs doit être facilité.
Quant à l’EHPAD, il doit devenir plus attractif et évoluer en un centre de ressources participant au maintien du plus grand nombre « chez soi ».
L’habitat alternatif, une solution à développer
1,1 % des personnes âgées autonomes vivent en EHPAD : elles doivent être redirigées vers l’habitat alternatif qui leur apportera la vie sociale et/ou le logement adapté qu’elles recherchent en choisissant l’EHPAD (sauf quand elles accompagnent un conjoint dépendant).
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De même, les personnes modérément dépendantes trouveront dans l’habitat alternatif une solution plus adaptée à leurs besoins et à leurs aspirations que l’EHPAD.
Une partie de la population sévèrement dépendante qui vit à domicile serait également mieux accompagnée dans un habitat alternatif. Elle pourrait y bénéficier d’une présence 24h / 24, d’un service de coordination des prestataires extérieurs et d’un accès facilité aux ressources du territoires.
Ainsi, le nombre de places à créer en habitat alternatif d’ici 2030 s’étend, selon cette étude, de 111 500 à 180 500 places. Puis 104 000 à 123 000 places supplémentaires s’y ajouteraient entre 2030 et 2050.
Quant au nombre de places disponibles en EHPAD, il pourra rester stable jusqu’à 2030, puis évoluer de 60 000 à l’horizon 2050.
Consulter l’étude « Quand les baby-boomers auront 85 ans »
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Questions fréquentes
Quel est le rendement moyen d'un investissement en EHPAD ?
Le rendement moyen d'un investissement en EHPAD sur le marché secondaire se situe entre 5% et 8% par an, selon l'exploitant, l'emplacement et l'état du bail commercial. Ce rendement est net de charges de gestion puisque l'exploitant gère tout.
Quels sont les avantages fiscaux du statut LMNP en EHPAD ?
Le statut LMNP (Loueur Meublé Non Professionnel) permet d'amortir le bien et le mobilier, réduisant significativement l'imposition sur les revenus locatifs. Les loyers perçus sont imposés au régime BIC, souvent plus avantageux que les revenus fonciers classiques.
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Peut-on revendre une chambre en EHPAD ?
Oui, la revente d'une chambre en EHPAD est possible sur le marché secondaire. Le prix de revente dépend du rendement servi, de la durée restante du bail et de la solidité de l'exploitant. Les délais de revente varient de quelques semaines à quelques mois.
L'investissement en EHPAD est-il risqué ?
L'investissement en EHPAD présente un risque modéré. Le bail commercial garantit les loyers indépendamment du taux d'occupation. Le principal risque est lié à la solidité financière de l'exploitant. La demande structurelle liée au vieillissement de la population soutient ce marché sur le long terme.




