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Améliorer la santé visuelle des résidents d’EHPAD : un nouveau décret 360°, L'actualité de la semaine

Afin d’améliorer la santé visuelle des personnes âgées en perte d’autonomie, la loi n°2019-72 du 5 février 2019 a autorisé l’intervention d’opticiens-lunetiers au sein des EHPAD, dans le cadre d’une expérimentation de trois ans. Un décret paru le 11 février dernier donne des précisions.

La proposition de loi déposée par Agnès Firmin Le Bodo, députée de Seine-Maritime, avait été votée à l’unanimité à l’Assemblée nationale et au Sénat. Face au constat que l’équipement optique est mal adapté pour près d’un quart des résidents d’EHPAD, l’intervention des opticiens-lunetiers au sein de ces établissements est apparue comme une solution possible. Celle-ci répond à deux difficultés : la difficulté des personnes âgées à se rendre vers des lieux de consultation ou de soins, et celle des ophtalmologistes à se déplacer vers ces patients, faute de temps.

Ainsi, selon la loi n°2019-72 du 5 février 2019, les opticiens-lunetiers sont autorisés « à réaliser une réfraction et à adapter, dans le cadre d’un renouvellement de délivrance :
1° Les prescriptions médicales initiales de verres correcteurs en cours de validité, sauf opposition du médecin ;
2° Les corrections optiques des prescriptions médicales initiales de lentilles de contact oculaire, sauf opposition du médecin. »

Le décret n° 2020-110 du 11 février 2020 précise, pour les opticiens-lunetiers qui souhaitent participer à cette expérimentation :

  • la démarche à effectuer pour en demander l’autorisation ;
  • l’obligation de fournir un compte-rendu au patient, au médecin prescripteur et au médecin traitant ;
  • l’obligation de proposer au patient au moins un équipement appartenant à une classe à prise en charge renforcée ;
  • les modalités de rémunération par la sécurité sociale.

Un arrêté précisera prochainement les régions dans lesquelles cette expérimentation sera mise en place. Enfin, au plus tard dans les quatre mois précédant la fin de l’expérimentation, un rapport d’évaluation sera réalisé par le Gouvernement et transmis au Parlement. Celui-ci s’appuiera sur les bilans transmis par les agences régionales de santé après consultation des opticiens-lunetiers, des établissements et des patients concernés.

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