Un vent d’inquiétude souffle sur le secteur. Après l’AD-PA, début mars, c’est au tour de la FNADEPA, de dénoncer les coupes franches décidées par de nombreux conseils départementaux dans les dotations pour l’hébergement des personnes âgées. « Les taux directeurs fixés par les conseils départementaux pour couvrir l’évolution des besoins n’ont jamais été aussi faibles. De nombreux départements les ont fixés à 0 % (par exemple la Vendée, le Maine-et-Loire, la Charente-Maritime, etc.) ne couvrant même pas le glissement vieillesse technicité. Pire, dans le Nord Pas-de-Calais, ce taux a été fixé à – 3 % ! En 2015, le Gard l’avait fixé à – 2 % », liste la FNADEPA.
Pour l’AD-PA, les Conseils départementaux « imposent de supporter le poids de leur défaillance budgétaire aux personnes âgées ». Les EHPAD qui subissent depuis plusieurs années des tours de vis budgétaires n’ont guère de marges de manœuvre pour assurer une prise en charge de qualité des résidents avec des moyens de plus en plus réduits. « Les établissements doivent-ils réduire la facture de restauration, en supprimant fromage et dessert ? Doivent-ils réduire leurs dépenses structurelles ou leurs dépenses de personnels alors que les établissements fonctionnent déjà à flux tendu ? », interroge la FNADEPA.
La FNADEPA critique la piste proposée voire imposée par certains conseils départementaux aux EHPAD : la déshabilitation partielle de l’aide sociale.
La fédération y voir « une vision à court terme » au détriment des personnes âgées. La déshabilitation partielle de l’aide sociale « entrainerait une libéralisation des tarifs des établissements, introduisant une sélection à l’entrée bien éloignée de la solidarité nationale ».
Dénonçant « le décalage entre l’ambition nationale et les restrictions budgétaires », la FNADEPA appelle de ses vœux « la recherche de solutions concertées entre les départements et les établissements » et le lancement du second volet de la loi, consacré aux Ehpad.
De son côté, l’AD-PA réclame un débat sur une vraie prestation d’aide à l’autonomie attendue par les Français et plébiscitée par le Conseil Economique Social et Environnemental (CESE).
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Questions fréquentes
Quel est le rendement moyen d'un investissement en EHPAD ?
Le rendement moyen d'un investissement en EHPAD sur le marché secondaire se situe entre 5% et 8% par an, selon l'exploitant, l'emplacement et l'état du bail commercial. Ce rendement est net de charges de gestion puisque l'exploitant gère tout.
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Quels sont les avantages fiscaux du statut LMNP en EHPAD ?
Le statut LMNP (Loueur Meublé Non Professionnel) permet d'amortir le bien et le mobilier, réduisant significativement l'imposition sur les revenus locatifs. Les loyers perçus sont imposés au régime BIC, souvent plus avantageux que les revenus fonciers classiques.
Peut-on revendre une chambre en EHPAD ?
Oui, la revente d'une chambre en EHPAD est possible sur le marché secondaire. Le prix de revente dépend du rendement servi, de la durée restante du bail et de la solidité de l'exploitant. Les délais de revente varient de quelques semaines à quelques mois.
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L'investissement en EHPAD est-il risqué ?
L'investissement en EHPAD présente un risque modéré. Le bail commercial garantit les loyers indépendamment du taux d'occupation. Le principal risque est lié à la solidité financière de l'exploitant. La demande structurelle liée au vieillissement de la population soutient ce marché sur le long terme.


