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Covid : une troisième dose de vaccin pour les soignants 360°, L'actualité de la semaine

vaccin anti-covid

Dans un communiqué de presse publié le 6 octobre 2021, la HAS recommande d’étendre le rappel du vaccin contre le Covid-19. Cette troisième dose est désormais préconisée non seulement pour les personnes de 65 ans et plus et celles présentant des comorbidités, mais aussi pour les professionnels qui les accompagnent (soignants, transports sanitaires et professionnels du secteur médico-social) et pour l’entourage des personnes immunodéprimées.

Pourquoi une troisième dose ?

À partir du 6e mois après la vaccination complète contre le Covid-19, la protection contre le virus diminue progressivement. L’efficacité contre les formes graves reste néanmoins élevée, mais un nouveau rappel permet de l’augmenter de façon significative.

En effet, avec cette troisième dose administrée chez les personnes de 60 ans et plus, le nombre de cas d’infections se trouve 11,3 fois moins élevés. Quant au nombre de cas de formes graves, il est 19,5 fois moins élevés parmi les personnes ayant eu une dose de rappel que chez celles n’en ayant pas bénéficié.

De plus, selon l’ARS, « l’administration d’une dose de rappel diminuerait également la charge virale et de fait, probablement la contagiosité des personnes développant une infection par le SARS-CoV-2 ».

« Cette dose de rappel doit se faire par un vaccin à ARNm, quel que soit le vaccin utilisé au départ. » C’est le vaccin Comirnaty® qui est autorisé pour l’instant.

Pourquoi étendre la dose de rappel aux soignants et à l’entourage des personnes immunodéprimées ?

Les infections par le SARS-CoV-2 perdurent dans les établissements de soins ou d’hébergement pour personnes âgées dépendantes. « C’est pourquoi la HAS recommande d’administrer une dose de rappel à 6 mois chez les professionnels du secteur de la santé et du secteur médico-social mais également à l’ensemble des professionnels du transport sanitaire, quel que soit leur mode d’exercice, y compris bénévole, et quel que soit leur âge. Cela représente environ 3,5 millions de personnes. Cette dose de rappel doit ainsi permettre de leur conférer la meilleure protection possible face au variant Delta et de contribuer, en limitant la propagation de la maladie, à la protection des personnes qu’ils prennent en charge ou accompagnent. »

De même, une dose de rappel est préconisée chez les plus de 18 ans vivant avec des personnes immunodéprimées, car chez eux « la réponse immunitaire à la vaccination est souvent diminuée, rendant celle-ci moins efficace ».

En savoir plus : https://www.has-sante.fr/jcms/p_3290677/fr/covid-19-la-has-elargit-le-perimetre-de-la-dose-de-rappel

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