Les dépenses de santé des personnes âgées passées au crible

La Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees) a publié, le 12 septembre, « Les Comptes nationaux de la santé en 2012 », lesquels comprennent un dossier sur les dépenses de santé (hospitalisations, pathologies…) des personnes âgées de 75 ans ou plus. Cette étude a pour but d’évaluer la prise en charge des aînés notamment dans le cadre de la préparation du cahier des charges des expérimentations dites Paerpa (Personnes âgées en risque de perte d’autonomie) qui doivent commencer courant septembre.

En 2010, en France, les 5,7 millions de personnes âgées de 75 ans ou plus ont presque toutes eu recours au moins une fois dans l’année à un médecin généraliste et ont consommé sept molécules médicamenteuses différentes en moyenne, indique la Drees. Leurs dépenses en soins de ville remboursés par l’Assurance maladie se sont ainsi élevées à environ 3 000 euros. Un tiers d’entre elles ont été hospitalisées en 2010 et le coût des hospitalisations en court séjour a avoisiné 6 000 euros par personne. Enfin, le montant des dépenses en soins s’est accru à mesure que les personnes âgées perdaient leur autonomie.

Autre problématique de l’avancée en âge, la polypathologie qui concerne entre 40 et 70 % des personnes de 75 ans ou plus, le plus souvent atteint de pathologies cardiaques, de diabète, d’asthme ou de la maladie d’Alzheimer. « Avoir plusieurs pathologies n’apparaît pas systématiquement comme un facteur de coût  supplémentaire », notent toutefois les auteurs de l’enquête, citant pour exemple le cas des malades d’Alzheimer également traités pour des problèmes cardio-vasculaires.

« Ces premiers résultats exploratoires […]devraient permettre d’accompagner la réflexion sur les coordinations à mettre en place entre les acteurs du système de soins, du secteur médico-social et du secteur social afin de limiter les hospitalisations évitables et réduire la consommation médicamenteuse à risque », conclut la Drees.

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Questions fréquentes

Quel est le rendement moyen d'un investissement en EHPAD ?

Le rendement moyen d'un investissement en EHPAD sur le marché secondaire se situe entre 5% et 8% par an, selon l'exploitant, l'emplacement et l'état du bail commercial. Ce rendement est net de charges de gestion puisque l'exploitant gère tout.

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Quels sont les avantages fiscaux du statut LMNP en EHPAD ?

Le statut LMNP (Loueur Meublé Non Professionnel) permet d'amortir le bien et le mobilier, réduisant significativement l'imposition sur les revenus locatifs. Les loyers perçus sont imposés au régime BIC, souvent plus avantageux que les revenus fonciers classiques.

Peut-on revendre une chambre en EHPAD ?

Oui, la revente d'une chambre en EHPAD est possible sur le marché secondaire. Le prix de revente dépend du rendement servi, de la durée restante du bail et de la solidité de l'exploitant. Les délais de revente varient de quelques semaines à quelques mois.

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L'investissement en EHPAD est-il risqué ?

L'investissement en EHPAD présente un risque modéré. Le bail commercial garantit les loyers indépendamment du taux d'occupation. Le principal risque est lié à la solidité financière de l'exploitant. La demande structurelle liée au vieillissement de la population soutient ce marché sur le long terme.

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