La France est confrontée à des évolutions démographiques marquées par l’allongement de la vie, la baisse de la natalité et des changements sociétaux touchant les couples (divorce, union libre, Pacs). Dans ce contexte, le Conseil de l’âge a réalisé un Panorama des comportements conjugaux et des configurations familiales des seniors, qui analyse les conséquences de ces évolutions sur leurs conditions de vie et les risques associés. Cette réflexion vise à adapter les protections sociales aux transformations en cours.
D’après ce document, la majorité (près de 70 %) des personnes âgées de 65 ans vivent en couple à domicile et sont, la plupart du temps, mariés. Cette tendance diminue fortement après 85 ans, avec un nombre croissant de personnes seules à domicile, en institution ou chez des proches.
La cohabitation des seniors de plus de 80 ans avec un de leurs enfants a diminué au fil des années, passant de 25 % en 1982 à 10 % en 2011. Elle pourrait désormais se renforcer à un âge très avancé.
Comme l’ensemble de la population, les seniors sont touchés par les changements dans la vie de couple, avec une hausse des divorces et des remises en couple. D’ici à vingt ans, la proportion des personnes âgées n’ayant ni conjoint ni enfant devrait augmenter. Or le conjoint est le premier aidant informel en cas de restrictions d’autonomie et de limitations dans les actes de la vie quotidienne.
C’est pourquoi le Conseil de l’âge invite à provisionner une augmentation des volumes d’interventions d’aidants professionnels et, en conséquence, les financements publics permettant de les solvabiliser.
Ces évolutions sociétales remettent également en question les droits conjugaux et familiaux en matière de retraite.
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Enfin, le Conseil de l’âge attire l’attention sur le fait que l’augmentation de l’espérance de vie et les remises en couple impliquent une gestion prolongée de la vie conjugale, parfois marquée par des conflits familiaux ou des violences, nécessitant un accompagnement adéquat.
Consulter le Panorama des comportements conjugaux et des configurations familiales des seniors
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Questions fréquentes
Quel est le rendement moyen d'un investissement en EHPAD ?
Le rendement moyen d'un investissement en EHPAD sur le marché secondaire se situe entre 5% et 8% par an, selon l'exploitant, l'emplacement et l'état du bail commercial. Ce rendement est net de charges de gestion puisque l'exploitant gère tout.
Quels sont les avantages fiscaux du statut LMNP en EHPAD ?
Le statut LMNP (Loueur Meublé Non Professionnel) permet d'amortir le bien et le mobilier, réduisant significativement l'imposition sur les revenus locatifs. Les loyers perçus sont imposés au régime BIC, souvent plus avantageux que les revenus fonciers classiques.
Peut-on revendre une chambre en EHPAD ?
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Oui, la revente d'une chambre en EHPAD est possible sur le marché secondaire. Le prix de revente dépend du rendement servi, de la durée restante du bail et de la solidité de l'exploitant. Les délais de revente varient de quelques semaines à quelques mois.
L'investissement en EHPAD est-il risqué ?
L'investissement en EHPAD présente un risque modéré. Le bail commercial garantit les loyers indépendamment du taux d'occupation. Le principal risque est lié à la solidité financière de l'exploitant. La demande structurelle liée au vieillissement de la population soutient ce marché sur le long terme.


