Seuls 5 % des points d’accueil des urgences disposent d’un gériatre. Pourtant, son rôle se révèle indispensable, selon une étude menée par le Dr Élodie Reynier au Centre Hospitalier de Martigues.
Selon la Société Française de Gériatrie et de Gérontologie (SFGG), « il est impératif de généraliser la présence de gériatres aux urgences à l’échelle nationale » afin :
- d’assurer une orientation rapide et appropriée des patients vers les structures adaptées ;
- de mieux coordonner les soins entre les différents acteurs du parcours médical et social ;
- de réduire les réadmissions aux urgences, les hospitalisations inutiles et leurs conséquences néfastes ;
- d’optimiser l’utilisation des ressources hospitalières.
En effet, le modèle actuel de soins en urgence, principalement orienté vers une évaluation diagnostique rapide, n’est pas adapté aux besoins spécifiques des personnes âgées. Ainsi, leur passage aux urgences entraîne des complications indépendantes du motif de leur venue : des chutes, des débuts d’escarres, un syndrome confusionnel et même un risque de surmortalité de 10 % dans les trois mois qui suivent.
Au Centre Hospitalier de Martigues, le Dr Élodie Reynier a mené une étude qui montre les bénéfices significatifs de la mise en place d’une Équipe de Coordination Gériatrique d’Urgences (ECGU) pour améliorer la prise en charge des patients de plus de 75 ans.
Créée en avril 2021, cette équipe se compose d’un médecin gériatre, de trois infirmières gériatriques d’urgences, d’une assistante sociale et d’une secrétaire. La prise en charge spécifique qu’ils proposent permet de diminuer le taux d’hospitalisation des patients (-37,2 %), les réadmissions aux urgences à un mois (- 65,5 %) et les inadéquations d’orientation dans le parcours patient (- 52,5 %).
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Selon la SFGG, « la mise en place de ce dispositif doit être accompagnée d’une formation spécifique pour les équipes d’urgence et d’un soutien renforcé aux structures gériatriques. Le développement de ce modèle pourrait également inclure la création d’urgences spécialisées pour les personnes âgées, afin de mieux répondre à leurs besoins complexes et d’améliorer leur parcours de soins global ».
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Questions fréquentes
Quel est le rendement moyen d'un investissement en EHPAD ?
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Le rendement moyen d'un investissement en EHPAD sur le marché secondaire se situe entre 5% et 8% par an, selon l'exploitant, l'emplacement et l'état du bail commercial. Ce rendement est net de charges de gestion puisque l'exploitant gère tout.
Quels sont les avantages fiscaux du statut LMNP en EHPAD ?
Le statut LMNP (Loueur Meublé Non Professionnel) permet d'amortir le bien et le mobilier, réduisant significativement l'imposition sur les revenus locatifs. Les loyers perçus sont imposés au régime BIC, souvent plus avantageux que les revenus fonciers classiques.
Peut-on revendre une chambre en EHPAD ?
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Oui, la revente d'une chambre en EHPAD est possible sur le marché secondaire. Le prix de revente dépend du rendement servi, de la durée restante du bail et de la solidité de l'exploitant. Les délais de revente varient de quelques semaines à quelques mois.
L'investissement en EHPAD est-il risqué ?
L'investissement en EHPAD présente un risque modéré. Le bail commercial garantit les loyers indépendamment du taux d'occupation. Le principal risque est lié à la solidité financière de l'exploitant. La demande structurelle liée au vieillissement de la population soutient ce marché sur le long terme.




