56 000 agents territoriaux exercent leur métier dans le secteur du grand âge, dont 37 900 aides à domicile et 15 100 aides-soignants, dans des EHPAD ou des services à domicile en gestion publique. Plus de neuf sur dix sont des femmes. Une étude de l’Observatoire MNT leur donne la parole et propose des leviers pour améliorer la reconnaissance et l’attractivité de leurs métiers.
Dans la fonction publique territoriale comme dans l’ensemble du secteur, les métiers du grand âge souffrent d’une « crise des vocations », principalement due à leur précarité. C’est pourquoi les auteurs de l’étude préconisent de titulariser les CDD, d’aligner les rémunérations sur les avancées du Ségur de la santé, de prendre en charge les frais kilométriques, les temps de déplacement, ou encore d’encourager le regroupement entre employeurs pour assurer des emplois à temps plein.
Ces métiers se révèlent aussi particulièrement éprouvants, physiquement comme psychologiquement. Des innovations technologiques telles que des dispositifs permettant d’alléger les charges et d’éviter les postures difficiles sont à développer. Il est possible aussi d’améliorer l’organisation du travail.
Les auteurs de l’étude proposent ensuite d’agir en faveur de la qualité de vie au travail en s’appuyant sur le collectif. Il s’agit par exemple d’encourager les techniques d’analyse de la pratique, de sacraliser les temps de regroupement pour rompre l’isolement des agents, de pratiquer un management participatif, collaboratif et soutenant, etc.
Les agents territoriaux du secteur du grand âge ont aussi besoin de nouvelles opportunités de carrière. De nouvelles formes d’organisation qui dépassant les cloisonnements domicile-hébergement peuvent leur en apporter.
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Enfin, ces professionnels attendent beaucoup des nouvelles technologies. Celles-ci facilitent en effet l’organisation des plannings et la communication au sein du service et avec les autres professionnels de santé. Elles sont également utiles contre l’isolement ou les troubles cognitifs des personnes âgées. Il est donc recommandé d’accompagner les agents dans leur maîtrise de ces outils numériques.
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Questions fréquentes
Quel est le rendement moyen d'un investissement en EHPAD ?
Le rendement moyen d'un investissement en EHPAD sur le marché secondaire se situe entre 5% et 8% par an, selon l'exploitant, l'emplacement et l'état du bail commercial. Ce rendement est net de charges de gestion puisque l'exploitant gère tout.
Quels sont les avantages fiscaux du statut LMNP en EHPAD ?
Le statut LMNP (Loueur Meublé Non Professionnel) permet d'amortir le bien et le mobilier, réduisant significativement l'imposition sur les revenus locatifs. Les loyers perçus sont imposés au régime BIC, souvent plus avantageux que les revenus fonciers classiques.
Peut-on revendre une chambre en EHPAD ?
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Oui, la revente d'une chambre en EHPAD est possible sur le marché secondaire. Le prix de revente dépend du rendement servi, de la durée restante du bail et de la solidité de l'exploitant. Les délais de revente varient de quelques semaines à quelques mois.
L'investissement en EHPAD est-il risqué ?
L'investissement en EHPAD présente un risque modéré. Le bail commercial garantit les loyers indépendamment du taux d'occupation. Le principal risque est lié à la solidité financière de l'exploitant. La demande structurelle liée au vieillissement de la population soutient ce marché sur le long terme.



