Confinement en EHPAD : quels traumatismes pour les résidents, leurs proches et les professionnels ?

En mars 2020, les restrictions mises en place contre l’épidémie de Covid ont empêché les proches de visiter les résidents d’EHPAD et même d’en accompagner la fin de vie, le cas échéant. Dans le cadre de la mission qui lui a été confiée par le Ministre des Solidarités et la Ministre déléguée chargée de l’Organisation territoriale et des Profession de Santé, Laurent Frémont, avec son équipe, a recueilli le témoignage de ces personnes âgées, de leurs proches et des professionnels qui exercent auprès d’eux. Dans un rapport intitulé Liens entravés, adieux interdits, il révèle les traumatismes engendrés par cette interdiction du droit de visite.

Selon les rapporteurs, « il faut prendre la mesure de la violence qu’a pu représenter le confinement, doublé de l’isolement en chambre, de personnes âgées, protégées malgré elles mais traitées de manière discriminatoire par rapport à la population générale ». Beaucoup d’entre elles évoquent cette période en faisant référence à l’univers carcéral.

Ce confinement les a parfois conduites à « un repli sur soi, une apathie, une démotivation restreignant les échanges verbaux jusqu’à un mutisme ou un quasi-mutisme, les rendant réfractaires aux sollicitations de mobilisation ». Ce comportement a même pu s’accompagner « d’une anorexie, d’un refus de s’alimenter ou de boire, d’une réticence ou d’une opposition aux soins » : c’est le « syndrome dit de glissement », qui peut mener à la mort.

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Photo : RDNE Stock project / Pexels

Concernant la fin de vie, les règles ont été perçues comme trop strictes et manquant d’humanité. Car malgré « des dérogations, les conditions mises à l’accompagnement des personnes en fin de vie furent source de frustrations, de souffrances ».

Les rapporteurs dénoncent aussi des « violations de la liberté de conscience » liées à la restriction de l’accompagnement spirituel, de l’accès aux derniers sacrements et aux rites funéraires.

Pour les proches des résidents d’EHPAD, la suspension du droit de visite a entraîné de la défiance envers les établissements et l’État, un sentiment d’impuissance et d’incompréhension, de colère et de rejet. Certains ont même subi un stress post-traumatique.

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Photo : Pavel Danilyuk / Pexels

Le rapport analyse enfin les traumatismes engendrés chez les professionnels des EHPAD. Puis il tire « les leçons de la crise » et formule des recommandations « pour maintenir le lien et restaurer la confiance » en toutes circonstances dans les EHPAD.

Consulter le rapport de la mission « Droit de visite et lien de confiance »

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Questions fréquentes

Quel est le rendement moyen d'un investissement en EHPAD ?

Le rendement moyen d'un investissement en EHPAD sur le marché secondaire se situe entre 5% et 8% par an, selon l'exploitant, l'emplacement et l'état du bail commercial. Ce rendement est net de charges de gestion puisque l'exploitant gère tout.

Quels sont les avantages fiscaux du statut LMNP en EHPAD ?

Le statut LMNP (Loueur Meublé Non Professionnel) permet d'amortir le bien et le mobilier, réduisant significativement l'imposition sur les revenus locatifs. Les loyers perçus sont imposés au régime BIC, souvent plus avantageux que les revenus fonciers classiques.

Peut-on revendre une chambre en EHPAD ?

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Oui, la revente d'une chambre en EHPAD est possible sur le marché secondaire. Le prix de revente dépend du rendement servi, de la durée restante du bail et de la solidité de l'exploitant. Les délais de revente varient de quelques semaines à quelques mois.

L'investissement en EHPAD est-il risqué ?

L'investissement en EHPAD présente un risque modéré. Le bail commercial garantit les loyers indépendamment du taux d'occupation. Le principal risque est lié à la solidité financière de l'exploitant. La demande structurelle liée au vieillissement de la population soutient ce marché sur le long terme.

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