Mercredi 11 mars 2020, le Gouvernement a annoncé sa décision de renforcer les mesures de protection des personnes âgées, « afin de ralentir la propagation de l’épidémie et de protéger les personnes les plus vulnérables ».
Ce communiqué du gouvernement intervient cinq jours après l’activation du plan bleu dans les établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD) et autres établissements médico-sociaux. Le ministre de la Santé et des Solidarités Olivier Véran avait alors recommandé « d’éviter les visites, tout particulièrement des enfants de moins de 15 ans, des proches ou des personnes présentant des symptômes ou malades », et même de les limiter « à une personne par patient ».
Désormais, c’est donc « l’intégralité des visites de personnes extérieures à l’établissement » qui est suspendue dans les EHPAD, ainsi que dans les unités de soins de longue durée (USLD). Cette mesure ne s’applique pas aux résidences autonomie, où les visites restent toutefois « fortement déconseillées ».
Le lien entre les résidents d’EHPAD et leurs proches sera maintenu le plus étroitement possible « par tout autre moyen que les visites ». Dans certains cas particuliers, le directeur d’établissement, en lien avec l’agence régionale de santé et la préfecture, pourra proposer des dérogations exceptionnelles.
Bien que qualifiée d’exceptionnelle et destinée à être « levée dès que la situation le permettra », cette mesure peut susciter certaines réactions de désapprobation. Ainsi le professeur Gilbert Deray, de l’hôpital Pitié-Salpêtrière à Paris, s’exprimait en ces termes sur sa page Facebook, mardi 10 mars : « Je suis inquiet pour nos anciens déjà seuls et qu’il ne faut plus ni voir ni toucher de peur de les tuer. Ils mourront plus vite mais ″seulement″ de solitude. »
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À ce jour, la France compte 2 281 cas de COVID-19 confirmés et 48 décès depuis le début de l’épidémie.
Pour suivre le point de situation en France et toutes les informations publiées par le Gouvernement, consultez cette page : www.gouvernement.fr/info-coronavirus.
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Questions fréquentes
Quel est le rendement moyen d'un investissement en EHPAD ?
Le rendement moyen d'un investissement en EHPAD sur le marché secondaire se situe entre 5% et 8% par an, selon l'exploitant, l'emplacement et l'état du bail commercial. Ce rendement est net de charges de gestion puisque l'exploitant gère tout.
Quels sont les avantages fiscaux du statut LMNP en EHPAD ?
Le statut LMNP (Loueur Meublé Non Professionnel) permet d'amortir le bien et le mobilier, réduisant significativement l'imposition sur les revenus locatifs. Les loyers perçus sont imposés au régime BIC, souvent plus avantageux que les revenus fonciers classiques.
Peut-on revendre une chambre en EHPAD ?
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Oui, la revente d'une chambre en EHPAD est possible sur le marché secondaire. Le prix de revente dépend du rendement servi, de la durée restante du bail et de la solidité de l'exploitant. Les délais de revente varient de quelques semaines à quelques mois.
L'investissement en EHPAD est-il risqué ?
L'investissement en EHPAD présente un risque modéré. Le bail commercial garantit les loyers indépendamment du taux d'occupation. Le principal risque est lié à la solidité financière de l'exploitant. La demande structurelle liée au vieillissement de la population soutient ce marché sur le long terme.



