Mieux reconnaître et valoriser l’investissement et les compétences des aides-soignants travaillant auprès des personnes âgées : c’est l’objectif de la nouvelle prime « grand âge » qui leur a été versée dès ce mois de janvier 2020. Cette mesure avait été annoncée en novembre dernier dans le nouveau volet « Investir pour l’hôpital » de la stratégie « Ma Santé 2022 ». Elle s’est concrétisée avec la parution d’un décret et d’un arrêté au journal officiel du 31 janvier.
Qui est concerné ?
Selon le décret n° 2020-66 du 30 janvier 2020, la prime « grand âge » sera versée à tous les aides-soignants titulaires, stagiaires et contractuels (diplômés d’État) de la fonction publique hospitalière qui exercent au sein d’une structure spécialisée dans la prise en charge des personnes âgées :
- établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD),
- unités de soins de longue durée (USLD),
- services de soins de suite et de réadaptation gériatrique,
- services de médecine gériatrique.
80 000 agents sont concernés.
Quel est le montant de la prime « grand âge » ?
D’après l’arrêté du 30 janvier 2020, le montant de la prime « grand âge » s’élève à 118 euros brut par mois, soit 100 euros net, pour un travail à temps complet.
À noter : cette prime n’est pas cumulable avec la prime aux aides-soignants exerçant les fonctions d’assistant de soins en gérontologie dans la fonction publique hospitalière (décret n° 2010-681 du 22 juin 2010).
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D’autres primes bientôt versées
Certains aides-soignants pourront également percevoir deux nouvelles primes :
- La prime annuelle d’attractivité sur les territoires en tension : d’un montant de 800 euros net, elle sera versée au cours du premier trimestre 2020 aux soignants exerçant à Paris, en Seine-Saint-Denis, dans le Val-de-Marne et dans les Hauts-de-Seine, et dont le revenu est inférieur à la médiane (voir décret n° 2020-65 du 30 janvier 2020)
- La prime de valorisation collective : d’un montant de 200 à 600 euros, elle sera attribuée à chacun des agents des établissements de santé, sociaux et médico-sociaux participant aux projets de transformation et d’amélioration de la qualité des soins.
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Questions fréquentes
Quel est le rendement moyen d'un investissement en EHPAD ?
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Le rendement moyen d'un investissement en EHPAD sur le marché secondaire se situe entre 5% et 8% par an, selon l'exploitant, l'emplacement et l'état du bail commercial. Ce rendement est net de charges de gestion puisque l'exploitant gère tout.
Quels sont les avantages fiscaux du statut LMNP en EHPAD ?
Le statut LMNP (Loueur Meublé Non Professionnel) permet d'amortir le bien et le mobilier, réduisant significativement l'imposition sur les revenus locatifs. Les loyers perçus sont imposés au régime BIC, souvent plus avantageux que les revenus fonciers classiques.
Peut-on revendre une chambre en EHPAD ?
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Oui, la revente d'une chambre en EHPAD est possible sur le marché secondaire. Le prix de revente dépend du rendement servi, de la durée restante du bail et de la solidité de l'exploitant. Les délais de revente varient de quelques semaines à quelques mois.
L'investissement en EHPAD est-il risqué ?
L'investissement en EHPAD présente un risque modéré. Le bail commercial garantit les loyers indépendamment du taux d'occupation. Le principal risque est lié à la solidité financière de l'exploitant. La demande structurelle liée au vieillissement de la population soutient ce marché sur le long terme.



