A l’occasion de l’enquête « Maisons de retraite : les secrets d’un gros business », la Fédération nationale des associations de directeurs d’établissements et services pour personnes âgées (FNADEPA) appelle à une prise de conscience du profond malaise du secteur, et interpelle pour des moyens à la hauteur des besoins.
Le reportage diffusé récemment dans l’émission « Pièces à convictions » sur France 3, révèle des pratiques anormales dans quelques établissements pour personnes âgées qu’il appartient aux pouvoir publics de juguler.
Pour autant, la FNADEPA appelle à ne pas faire d’amalgame entre ces cas particuliers et les 7 350 Ehpad, publics, associatifs ou commerciaux, qui ont à coeur d’être des lieux de vie, innovants et conviviaux, dans lesquels l’ensemble des équipes se dévoue au quotidien pour accompagner les personnes âgées en perte d’autonomie. En outre, elle rappelle que tous ces établissements sont soumis à des procédures d’évaluations internes et externes et peuvent également faire l’objet de contrôles inopinés.
La Fédération regrette qu’une fois de plus l’actualité du secteur ne soit traitée par les médias nationaux qu’à l’occasion des dysfonctionnements au lieu de relayer les nombreuses initiatives et le professionnalisme des personnels.
Pour autant, elle espère que cette mise en lumière des Ehpad, fut-elle négative, contribuera à une réelle prise de conscience au plus haut niveau sur le profond malaise du secteur.
A lire aussi : Optimisez Votre Bien-Être : Intégrez les Jardins Thérapeutiques dans Votre Planning avec la Gestion GMP
En effet, pris en étau entre les besoins des seniors de plus en plus en perte d’autonomie et une réduction drastique des moyens alloués d’année en année, les structures sont sous tension, les personnels épuisés et les familles impuissantes. Réforme de la tarification, suppression des contrats aidés, impact de la hausse de la CSG… la coupe est pleine pour les Ehpad qui jonglent pour maintenir une qualité de vie aux ainés. Pour combien de temps encore ?
Cette situation est connue. Elle a d’ailleurs été pointée du doigt à de très nombreuses reprises depuis des années maintenant et tout récemment encore, par la mission Flash de la députée Monique Iborra en septembre. Le gouvernement doit agir !
La FNADEPA demande des mesures fortes à la hauteur des enjeux du secteur, telles que l’augmentation significative du nombre de professionnels dédiés à l’accompagnement des personnes âgées et donc des budgets des établissements et services à domicile, ainsi qu’une véritable réflexion sur nos modèles d’accompagnement.
INVESTISSEMENT IMMOBILIER
Investissement EHPAD & Résidence Senior
Jusqu'à 8% de rendement garanti. Loyers sécurisés, zéro gestion, fiscalité avantageuse.
A lire aussi : Chirurgie Robotique : L'Essor d'une Révolution Silencieuse en Bloc Opératoire
Recevoir le guide gratuitGratuit · Sans engagement · Aucune CB demandée
Questions fréquentes
Quel est le rendement moyen d'un investissement en EHPAD ?
Le rendement moyen d'un investissement en EHPAD sur le marché secondaire se situe entre 5% et 8% par an, selon l'exploitant, l'emplacement et l'état du bail commercial. Ce rendement est net de charges de gestion puisque l'exploitant gère tout.
Quels sont les avantages fiscaux du statut LMNP en EHPAD ?
Le statut LMNP (Loueur Meublé Non Professionnel) permet d'amortir le bien et le mobilier, réduisant significativement l'imposition sur les revenus locatifs. Les loyers perçus sont imposés au régime BIC, souvent plus avantageux que les revenus fonciers classiques.
A lire aussi : Optimisation des Protocoles d’Hygiène : Rôle Clé des Cadres de Santé et Gestionnaires en Animation Sociale
Peut-on revendre une chambre en EHPAD ?
Oui, la revente d'une chambre en EHPAD est possible sur le marché secondaire. Le prix de revente dépend du rendement servi, de la durée restante du bail et de la solidité de l'exploitant. Les délais de revente varient de quelques semaines à quelques mois.
L'investissement en EHPAD est-il risqué ?
L'investissement en EHPAD présente un risque modéré. Le bail commercial garantit les loyers indépendamment du taux d'occupation. Le principal risque est lié à la solidité financière de l'exploitant. La demande structurelle liée au vieillissement de la population soutient ce marché sur le long terme.




