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Quelles disparités territoriales en matière de vieillissement et d’accès aux soins ? Non classé

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La direction des politiques sociales de la Caisse des Dépôts consacre une étude aux « disparités territoriales en matière de vieillissement et d’accès aux soins ».

Les disparités territoriales face au vieillissement se révèlent d’abord dans le lieu de résidence des personnes âgées de plus de 60 ans. En effet celles-ci constituent une proportion plus importante de la population dans les zones peu denses, telles que la « diagonale du vide ». En revanche, si l’on considère non pas le pourcentage mais le nombre de personnes âgées, on constate qu’elles résident majoritairement dans les grandes unités urbaines et sur les littoraux.

L’étude s’intéresse ensuite aux personnes âgées dont le degré d’autonomie est faible ou très faible. Ils représentent un pourcentage plus important dans les Hauts-de-France, en Haute-Corse et en région Grand Est, et un pourcentage moins élevé en Île-de-France, en Bretagne et en Pays de la Loire.

Ainsi, l’étude distingue quatre groupes géographiques parmi les personnes âgées de 60 à 74 ans :

  • un groupe « grand ouest » regroupant une part importante de personnes résidant en maison, propriétaires de leur logement et où la part des personnes autonomes est la plus élevée ;
  • un groupe « nord-est » se distinguant par une proportion de bénéficiaires de l’APA à domicile élevée, un taux de pauvreté élevé et une forte part de ménages non diplômés ;
  • un troisième groupe, principalement dans le Sud et l’Île-de-France, marqué par des inégalités de revenus plus fortes et où le taux de pauvreté ainsi que la proportion d’immigrés sont élevés ;
  • un dernier groupe formé par Paris et sa petite couronne constitué de personnes vivant en appartement souvent sans ascenseur et où la part d’individus isolés est forte.

Quant aux plus de 75 ans, ils se répartissent ainsi :

  • un grand groupe se distinguant par une proportion de personnes avec un degré élevé d’autonomie et où la part des non-diplômés est plus élevée que dans les deux autres groupes ;
  • un groupe intermédiaire avec la particularité d’avoir la proportion la plus élevée de personnes bénéficiant de l’APA ;
  • un groupe ayant le revenu médian le plus élevé et également une forte proportion d’immigrés parmi les personnes âgées, situé en Île-de-France.

Dans un second temps, les différences locales d’accessibilité des soins sont analysées à travers trois professions de santé : l’accessibilité aux médecins généralistes, aux infirmiers libéraux et aux masseurs-kinésithérapeutes. Il en ressort que l’accessibilité des services de santé augmente avec la densité de la population.

Ainsi l’accessibilité des médecins et des kinésithérapeutes est plus faible à l’intérieur des terres que dans les zones littorales. Celle des infirmiers libéraux est meilleure au sud qu’au nord (sauf Bretagne et frontières du nord et de l’est).

Consulter le numéro 37 de Questions Politiques Sociales – Les études

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