Le 30 avril, Claudy Jarry, président de la Fédération nationale des associations de directeurs d’établissements et services pour personnes âgées (Fnadepa), a rencontré Laurence Rossignol, nouvellement nommée Secrétaire d’État à la Famille, aux Personnes âgées et à l’Autonomie. L’occasion pour lui de relayer les attentes du secteur et, notamment, d’exposer « les craintes des directeurs quant au premier volet de la loi Autonomie, insuffisamment financé comme l’a fort bien souligné le Conseil économique, social et environnemental (CESE) » ainsi que celles, « grandissantes », liées « à une médicalisation qui piétine et à un second volet reporté sine die, dont la concertation devait s’ouvrir le 14 février dernier et sur laquelle il n’y a aucune information », indique la Fédération dans un communiqué.
Claudy Jarry a en outre « vivement regretté le report de l’inscription du premier volet de la loi à l’agenda parlementaire induisant l’impossibilité de sa mise en œuvre au 1er janvier 2015 ». Il a exprimé le souhait que ce nouveau gouvernement prenne le temps et se donne les moyens de refonder l’accompagnement des personnes en grande perte d’autonomie et accompagne sa réflexion des financements indispensables au respect des droits et de la dignité des personnes très âgées.
Enfin, le président de la Fnadepa a demandé à la ministre d’intervenir pour que « cesse la sous-consommation pérenne des crédits alloués à la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie (CNSA) pour les Ehpad alors que la réouverture du tarif global n’est que minimale, que des dizaines, voire des centaines de demandes de Pôle d’activités et de soins adaptés (PASA) sont refusées par les Agences régionales de santé (ARS) et que les établissements en convergence sont loin des promesses du plan Solidarité grand âge ». Laurence Rossignol, qui a confirmé sa présence au 29e congrès national de la Fnadepa organisé le 12 juin prochain à Angers, doit revoir Claudy Jarry « prochainement » sur ces différents sujets, précise le communiqué de la Fédération.
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Questions fréquentes
Quel est le rendement moyen d'un investissement en EHPAD ?
Le rendement moyen d'un investissement en EHPAD sur le marché secondaire se situe entre 5% et 8% par an, selon l'exploitant, l'emplacement et l'état du bail commercial. Ce rendement est net de charges de gestion puisque l'exploitant gère tout.
Quels sont les avantages fiscaux du statut LMNP en EHPAD ?
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Le statut LMNP (Loueur Meublé Non Professionnel) permet d'amortir le bien et le mobilier, réduisant significativement l'imposition sur les revenus locatifs. Les loyers perçus sont imposés au régime BIC, souvent plus avantageux que les revenus fonciers classiques.
Peut-on revendre une chambre en EHPAD ?
Oui, la revente d'une chambre en EHPAD est possible sur le marché secondaire. Le prix de revente dépend du rendement servi, de la durée restante du bail et de la solidité de l'exploitant. Les délais de revente varient de quelques semaines à quelques mois.
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L'investissement en EHPAD est-il risqué ?
L'investissement en EHPAD présente un risque modéré. Le bail commercial garantit les loyers indépendamment du taux d'occupation. Le principal risque est lié à la solidité financière de l'exploitant. La demande structurelle liée au vieillissement de la population soutient ce marché sur le long terme.


