Comme l’année dernière, le Conseil de l’âge exprime un avis défavorable sur le projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2025 (PLFSS). Il souligne des lacunes majeures dans les moyens alloués à la prise en charge du vieillissement de la population, émettant des réserves quant à la capacité du projet à répondre aux besoins futurs.
Le Conseil regrette l’absence de mesures concrètes pour la mise en place d’une loi Autonomie, une réforme structurante indispensable pour adapter le système social au défi de la dépendance. Cette loi, demandée depuis plusieurs années, permettrait de renforcer le financement de la branche Autonomie, essentielle pour soutenir les personnes âgées en perte d’autonomie, notamment dans les EHPAD.
Le Conseil de l’âge alerte également sur la dégradation de la situation financière de la branche Autonomie, qui peine à faire face aux besoins croissants et à garantir la qualité des services. Les financements actuels sont jugés insuffisants pour améliorer les conditions dans les EHPAD et pour soutenir les services de soins de longue durée et d’aide à domicile.
En réponse à ces préoccupations, le Conseil de l’âge propose plusieurs pistes d’amélioration. Il recommande un renforcement des aides destinées aux aidants familiaux, ainsi qu’une revalorisation des professions du secteur de l’autonomie, souvent précarisées, qui jouent un rôle clé dans le soutien aux personnes âgées.
Par ailleurs, le Conseil appelle à une politique de prévention plus ambitieuse pour limiter les pertes d’autonomie et ainsi réduire les coûts futurs associés à la dépendance.
Les prévisions budgétaires du PLFSS 2025, selon le Conseil, ne sont pas suffisantes pour répondre aux enjeux liés à la croissance démographique des personnes âgées dépendantes, et un manque de vision de long terme pourrait compromettre la pérennité de la branche Autonomie face aux défis à venir.
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Ces inquiétudes rejoignent celles des fédérations et organisations du grand âge tels que le Synerpa, l’AD-PA, la Fehap, la FNADEPA, etc.
Consulter l’Avis du Conseil de l’âge sur le Projet de loi de financement de la sécurité sociale 2025
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Questions fréquentes
Quel est le rendement moyen d'un investissement en EHPAD ?
Le rendement moyen d'un investissement en EHPAD sur le marché secondaire se situe entre 5% et 8% par an, selon l'exploitant, l'emplacement et l'état du bail commercial. Ce rendement est net de charges de gestion puisque l'exploitant gère tout.
Quels sont les avantages fiscaux du statut LMNP en EHPAD ?
Le statut LMNP (Loueur Meublé Non Professionnel) permet d'amortir le bien et le mobilier, réduisant significativement l'imposition sur les revenus locatifs. Les loyers perçus sont imposés au régime BIC, souvent plus avantageux que les revenus fonciers classiques.
Peut-on revendre une chambre en EHPAD ?
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Oui, la revente d'une chambre en EHPAD est possible sur le marché secondaire. Le prix de revente dépend du rendement servi, de la durée restante du bail et de la solidité de l'exploitant. Les délais de revente varient de quelques semaines à quelques mois.
L'investissement en EHPAD est-il risqué ?
L'investissement en EHPAD présente un risque modéré. Le bail commercial garantit les loyers indépendamment du taux d'occupation. Le principal risque est lié à la solidité financière de l'exploitant. La demande structurelle liée au vieillissement de la population soutient ce marché sur le long terme.



