Attendu pour la rentrée, le rapport Verger sur la politique du médicament en Ehpad a finalement été rendu officiellement public le 12 décembre. Premier enseignement de ce rapport : les conséquences délétères de la iatrogénie médicamenteuse sur les résidents, souvent atteints de polypathologie : celle-ci étant responsable de plus de 10 % des hospitalisations chez les personnes de plus de 65 ans et de près de 20 % chez les octogénaires. En Ehpad, note Philippe Verger, par ailleurs directeur adjoint du CHU de Limoges, « une personne âgée consomme en moyenne sept molécules par jour ». Cette prise de médicaments multiple et répétée, souvent à l’origine d’hospitalisations intempestives, est due aux prescriptions « mille feuilles ». Selon Philippe Verger, en effet, la multiplication du nombre de prescripteurs dans le parcours de santé d’une personne âgée, sans que parfois ceux-ci n’échangent entre eux, ainsi que l’automédication de plus en plus fréquente et la fragilité physique du patient âgé forment un cocktail explosif.
Pour lutter contre ce phénomène et améliorer les soins en Ehpad, Philippe Verger propose plusieurs leviers : sécuriser le circuit du médicament, privilégier les solutions alternatives, optimiser le système d’information des Ehpad, améliorer la formation initiale et continue des prescripteurs et développer la recherche sur le médicament destiné au sujet âgé.
Ajoutées au rapport de l’Inspection générale des affaires sociales (Igas) sur l’expérimentation relative à la réintroduction des médicaments dans les forfaits soins des Ehpad, ces conclusions nourriront « un plan d’action pour une politique du médicament adaptée aux besoins des personnes âgées », précise un communiqué de presse conjoint des ministères des Affaires sociales et des Personnes âgées. Plan d’action qui s’inscrira dans le projet de loi d’orientation et de programmation pour l’adaptation de la société au vieillissement et dont les premières pistes seront donc « partagées à l’occasion de la concertation lancée sur ce projet de loi ».
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Questions fréquentes
Quel est le rendement moyen d'un investissement en EHPAD ?
Le rendement moyen d'un investissement en EHPAD sur le marché secondaire se situe entre 5% et 8% par an, selon l'exploitant, l'emplacement et l'état du bail commercial. Ce rendement est net de charges de gestion puisque l'exploitant gère tout.
Quels sont les avantages fiscaux du statut LMNP en EHPAD ?
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Le statut LMNP (Loueur Meublé Non Professionnel) permet d'amortir le bien et le mobilier, réduisant significativement l'imposition sur les revenus locatifs. Les loyers perçus sont imposés au régime BIC, souvent plus avantageux que les revenus fonciers classiques.
Peut-on revendre une chambre en EHPAD ?
Oui, la revente d'une chambre en EHPAD est possible sur le marché secondaire. Le prix de revente dépend du rendement servi, de la durée restante du bail et de la solidité de l'exploitant. Les délais de revente varient de quelques semaines à quelques mois.
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L'investissement en EHPAD est-il risqué ?
L'investissement en EHPAD présente un risque modéré. Le bail commercial garantit les loyers indépendamment du taux d'occupation. Le principal risque est lié à la solidité financière de l'exploitant. La demande structurelle liée au vieillissement de la population soutient ce marché sur le long terme.




