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Soigner les pieds des seniors atteints de troubles cognitifs : une priorité 360°, L'actualité de la semaine

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Prendre soin des pieds des personnes âgées présentant des troubles cognitifs n’apparaît pas comme une priorité au premier abord. Pourtant, le pédicure-podologue a toute sa place auprès de ces patients. Et c’est ce que démontre une enquête nationale réalisée par la Fondation Médéric Alzheimer et l’Ordre national des pédicures-podologues (ONPP) en 2017. La FMA y consacre sa « Lettre de l’Observatoire » de décembre 2019.

Plusieurs études de suivi réalisées à domicile et en établissement d’hébergement montrent que les chutes sont deux fois plus élevées chez les personnes âgées présentant des troubles cognitifs que chez les autres personnes. Les troubles de l’équilibre et de la marche associés à la maladie d’Alzheimer et aux maladies apparentées expliquent en partie ce risque accru.

Or l’efficacité des interventions de pédicurie-podologie dans la prévention des chutes est aujourd’hui démontrée. En effet, selon une étude réalisée entre 2014 et 2016 dans 15 EHPAD, le nombre de chutes diminue de 13 % chez les résidents ayant bénéficié de soins de pédicurie-podologie. De plus, d’après Jean-François Quemerais, pédicure-podologue et directeur de la Maison Saint-Cyr à Rennes, « le maintien de la marche, de la mobilité, la prévention des chutes et l’adaptation du chaussage… participent largement au ralentissement de la maladie et à la préservation des capacités ».

Pourtant, l’accès à ces soins reste limité pour les seniors présentant de troubles cognitifs. Deux facteurs expliquent cette situation :

  • Les actes de pédicurie-podologie ne sont pas remboursés intégralement ni systématiquement.
  • Le rôle du pédicure-podologue est mal connu par les autres professionnels eux-mêmes qui orientent peu les patients vers ce type de soins.

Ces deux points doivent donc évoluer. En parallèle, les pédicures-podologues doivent être formés sur les spécificités de la prise en charge de ces patients. En effet, aux troubles cognitifs sont liés des troubles du comportement et de la communication qu’il est nécessaire de savoir gérer.

Lire la « Lettre de l’Observatoire » de décembre 2019

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