La Fnadepa (Fédération nationale des associations de directeurs d’établissements et services pour personnes âgées) lance un nouvel appel en faveur d’un plan d’action en urgence pour l’accompagnement du grand âge. Son enquête, menée en mai 2023 auprès de ses 1500 adhérents, révèle l’aggravation des difficultés des établissements et services pour personnes âgées sur le plan de la situation économique et des ressources humaines.
La majorité (77 %) des structures ayant répondu à l’enquête de la Fnadepa sont des Ehpad. Les autres sont principalement des résidences autonomie et des services à domicile. 55 % de ces structures relèvent du secteur public, 45 % du privé.
Les difficultés sur le plan économique touchent la plupart d’entre elles : 64,8 % étaient déficitaires fin 2022, pour un montant moyen de 143 325 € par structure, s’élevant jusqu’à 180 812 € pour les services à domicile. 54,7 % ont eu recours à leurs réserves financières pour compenser le déficit, si bien que 35,8 % les auront épuisées en cas de déficit de plus d’un an.
Par ailleurs, les participants de l’enquête signalent n’avoir pas perçu dans leur intégralité les financements auxquels ils sont éligibles, tels que le Ségur, la prime grand âge et la valorisation du point d’indice.
De plus, le personnel manque pour 82,6 % des établissements et services, à hauteur de près de 4 ETP par structure. Conséquence : 28 % ont été contraints de fermer des lits ou de refuser des accompagnements à domicile.
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Pour la survie de ces structures, la FNADEPA appelle le Gouvernement et les parlementaires à proposer une feuille de route Grand âge et un projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS) « à la hauteur ». Elle réclame aussi « que la loi Bien vieillir – dont la poursuite de l’examen à l’Assemblée semble encore repoussée – constitue un réel tremplin pour une grande loi de programmation pluriannuelle, assortie à des financements à la hauteur des préconisations du rapport Libault ».
Consulter l’enquête : https://www.fnadepa.com/uploads/media/default/0001/04/enquete-flash-fnadepa—mai-2023compressed_647de18f38301.pdf
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Questions fréquentes
Quel est le rendement moyen d'un investissement en EHPAD ?
Le rendement moyen d'un investissement en EHPAD sur le marché secondaire se situe entre 5% et 8% par an, selon l'exploitant, l'emplacement et l'état du bail commercial. Ce rendement est net de charges de gestion puisque l'exploitant gère tout.
Quels sont les avantages fiscaux du statut LMNP en EHPAD ?
Le statut LMNP (Loueur Meublé Non Professionnel) permet d'amortir le bien et le mobilier, réduisant significativement l'imposition sur les revenus locatifs. Les loyers perçus sont imposés au régime BIC, souvent plus avantageux que les revenus fonciers classiques.
Peut-on revendre une chambre en EHPAD ?
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Oui, la revente d'une chambre en EHPAD est possible sur le marché secondaire. Le prix de revente dépend du rendement servi, de la durée restante du bail et de la solidité de l'exploitant. Les délais de revente varient de quelques semaines à quelques mois.
L'investissement en EHPAD est-il risqué ?
L'investissement en EHPAD présente un risque modéré. Le bail commercial garantit les loyers indépendamment du taux d'occupation. Le principal risque est lié à la solidité financière de l'exploitant. La demande structurelle liée au vieillissement de la population soutient ce marché sur le long terme.



