Alors que la 5e Journée des solitudes aura lieu le 23 janvier prochain, un nouveau rapport du Crédoc montre l’aggravation de l’isolement des Français due à la crise sanitaire. Celle-ci a en effet « fragilisé le tissu social ».
D’après le rapport du Crédoc, « en janvier 2021, 24 % de la population est en situation d’isolement relationnel […], c’est-à-dire qu’ils n’ont eu aucune (ou uniquement de très rares) rencontres physiques avec des membres de leur famille, des amis, voisins, collègues de travail ou via des activités associatives ».
Depuis janvier 2020, cette proportion a augmenté de 10 points. La cause de cette évolution est bien sûr la crise sanitaire. Les personnes interrogées évoquent en effet le souhait de limiter la propagation du virus (35 %), la crainte de contaminer ses proches (35 %), les obligations et amendes en cas de non-respect (32 %) et la crainte de contracter soi-même le virus (28 %).
Ainsi, les contacts réguliers de visu se sont espacés : ils sont passés de 58 à 34 % avec le réseau amical, de 55 à 38 % avec le réseau familial et de 31 à 19 % avec le réseau associatif. Or pour 40 % des Français, les contacts numériques ne remplacent pas les contacts en face-à-face.
Contrairement à ce qui pourrait paraître évident, les personnes âgées ne semblent pas plus concernées par l’augmentation de l’isolement que les autres Français. En effet on compte parmi les plus de 70 ans 20 % de personnes isolées en 2021 contre 11 % en 2020. C’est moins que pour les 40-59 ans qui sont passés de 17 à 28 %. C’est même presque identique aux moins de 25 ans (13 % en 2020, 20 % en 2021).
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Plutôt que l’âge, il semble, selon cette étude, que ce soient les niveaux de revenu et de diplôme qui aient un lien avec la solitude. Ainsi, 27 % des personnes ayant de faibles revenus sont isolées en 2021 (17 % en 2020), et seulement 17 % des Français à hauts revenus (11 % en 2020). Et 35 % des personnes non diplômées sont isolées, contre 21 % des titulaires d’un diplôme du supérieur.
Consulter le rapport du Crédoc
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L'investissement en EHPAD est-il risqué ?
L'investissement en EHPAD présente un risque modéré. Le bail commercial garantit les loyers indépendamment du taux d'occupation. Le principal risque est lié à la solidité financière de l'exploitant. La demande structurelle liée au vieillissement de la population soutient ce marché sur le long terme.




