Jeudi 23 septembre, le Premier ministre Jean Castex s’est rendu à Autun en Saône-et-Loire avec Olivier Véran, ministre des Solidarités et de la Santé, et Brigitte Bourguignon, ministre déléguée à l’Autonomie. Il y a prononcé un discours sur le thème du grand âge, annonçant consacrer « plus de 400 millions d’euros […] à l’autonomie et au maintien à domicile dès 2022 ».
Des mesures pour les EHPAD…
Afin d’ « améliorer la qualité de la prise en charge [et de] médicaliser davantage, Jean Castex prévoit de renforcer « le niveau de présence des soignants », à hauteur de 10.000 postes supplémentaires « d’ici cinq ans » avec des crédits « sanctuarisés » dans le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS). L’augmentation des effectifs de 2017 à 2025 atteindra ainsi 10 %.
Jean Castex souhaite également « généraliser les astreintes de nuit d’infirmiers dans tous les Ehpad [et] augmenter le temps de présence des médecins coordonnateurs afin de garantir une présence minimale de deux jours par semaine dans toutes les structures. »
Enfin, en 2022, 22 millions d’euros permettront de faire des EHPAD, « dans leur territoire, des centres-ressources capables de mobiliser leurs plateaux techniques pour les besoins de recours des personnes à domicile ».
… et pour l’aide à domicile
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Jean Castex a rappelé l’objectif de « permettre le maintien à domicile le plus longtemps possible partout sur le territoire ». Différentes mesures doivent contribuer à l’atteindre :
- La mise en place d’un « tarif plancher » de 22 euros par heure d’intervention, avec un surcoût intégralement à la charge de l’État.
- La possibilité d’un financement complémentaire de 3 euros de l’heure pour les services qui s’engagent dans une « démarche qualité » : continuité le soir et le week-end, formation des salariés, meilleure prise en charge des cas complexes…
- Une enveloppe pour que les services de soins infirmiers à domicile « puissent passer plus de temps auprès des personnes ».
- La généralisation des « solutions de services intégrés avec une porte d’entrée unique », déjà expérimentées dans « une cinquantaine de départements ».
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Questions fréquentes
Quel est le rendement moyen d'un investissement en EHPAD ?
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Le rendement moyen d'un investissement en EHPAD sur le marché secondaire se situe entre 5% et 8% par an, selon l'exploitant, l'emplacement et l'état du bail commercial. Ce rendement est net de charges de gestion puisque l'exploitant gère tout.
Quels sont les avantages fiscaux du statut LMNP en EHPAD ?
Le statut LMNP (Loueur Meublé Non Professionnel) permet d'amortir le bien et le mobilier, réduisant significativement l'imposition sur les revenus locatifs. Les loyers perçus sont imposés au régime BIC, souvent plus avantageux que les revenus fonciers classiques.
Peut-on revendre une chambre en EHPAD ?
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Oui, la revente d'une chambre en EHPAD est possible sur le marché secondaire. Le prix de revente dépend du rendement servi, de la durée restante du bail et de la solidité de l'exploitant. Les délais de revente varient de quelques semaines à quelques mois.
L'investissement en EHPAD est-il risqué ?
L'investissement en EHPAD présente un risque modéré. Le bail commercial garantit les loyers indépendamment du taux d'occupation. Le principal risque est lié à la solidité financière de l'exploitant. La demande structurelle liée au vieillissement de la population soutient ce marché sur le long terme.



