Les discussions ainsi que les annonces du président Emmanuel Macron autour de la fin de vie font réagir les professionnels de la santé et du grand âge. Ils expriment leur colère et leur indignation face à la loi telle qu’elle se profile.
« A-t-on encore le droit de vieillir en France ? » C’est la question qui inquiète les gériatres et les gérontologues de différentes fédérations (le CNP de Gériatrie ; la Société Française de Gériatrie et Gérontologie – SFGG ; la FFAMCO ; l’Association Nationale des Médecins Coordonnateurs et du Secteur Médico-social – MCOOR ; ClaroMed ; l’Union des Gérontopôles de France).
Ils dénoncent des propos « âgistes » tenus « depuis le début des discussions sur une loi autorisant le suicide assisté et/ou l’euthanasie en France ». Pour ces professionnels, « ces propos réduisent l’humain à une utilité de production et de rentabilité pour la société française » et vont « à l’encontre des 3 piliers de la République française : la liberté (de choix), l’égalité (quels que soit l’âge ou la situation de chacun.e), la fraternité (soutien aux plus vulnérables) ».
De même, les soignants de différentes organisations professionnelles et sociétés savantes (Association Française des Soins Oncologiques de support – AFSOS ; Association Nationale Française des Infirmier.e.s en pratiques avancées – ANFIPA ; Fédération Française des Associations de Médecins Coordonnateurs en Ehpad – FFAMCO-EHPAD ; etc.) sonnent l’alarme. Après les annonces d’Emmanuel Macron, ils dénoncent « un système bien éloigné des besoins des patients et des réalités quotidiennes des soignants, avec en perspective de graves conséquences sur la relation de soin ».
Ils regrettent notamment :
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- « un mépris du travail des soignants », dont le président ignore « l’engagement quotidien auprès de ceux qui vont mourir » ;
- « un modèle ultra-permissif [qui] emprunte à toutes les dérives constatées à travers le monde » ;
- « un manque de considération pour les personnes vulnérables et âgées ».
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Questions fréquentes
Quel est le rendement moyen d'un investissement en EHPAD ?
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Le rendement moyen d'un investissement en EHPAD sur le marché secondaire se situe entre 5% et 8% par an, selon l'exploitant, l'emplacement et l'état du bail commercial. Ce rendement est net de charges de gestion puisque l'exploitant gère tout.
Quels sont les avantages fiscaux du statut LMNP en EHPAD ?
Le statut LMNP (Loueur Meublé Non Professionnel) permet d'amortir le bien et le mobilier, réduisant significativement l'imposition sur les revenus locatifs. Les loyers perçus sont imposés au régime BIC, souvent plus avantageux que les revenus fonciers classiques.
Peut-on revendre une chambre en EHPAD ?
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Oui, la revente d'une chambre en EHPAD est possible sur le marché secondaire. Le prix de revente dépend du rendement servi, de la durée restante du bail et de la solidité de l'exploitant. Les délais de revente varient de quelques semaines à quelques mois.
L'investissement en EHPAD est-il risqué ?
L'investissement en EHPAD présente un risque modéré. Le bail commercial garantit les loyers indépendamment du taux d'occupation. Le principal risque est lié à la solidité financière de l'exploitant. La demande structurelle liée au vieillissement de la population soutient ce marché sur le long terme.


